Lorsqu’Egon Klepsch devient Président du Parlement européen, la vague d’euphorie provoquée par la chute du mur et du rideau de fer s’est déjà estompée. Le moment arrive alors de donner une orientation et une forme concrète au difficile processus d’intégration européenne. Plus que jamais, les citoyens d’Europe centrale et orientale se tournent vers le début d’une nouvelle ère, remplie d’espoir pour l’Union européenne.
Élection d’Egon Klepsch au poste de Président du Parlement européen lors d’une séance plénière à Strasbourg. De g. à d.: Enrique Barón Crespo, Raphael Chanterie, Egon Klepsch © Communautés européennes, 1992
Sous le mandat du Président Klepsch, se met en place une nouvelle dynamique grâce à l’effet d’attraction exercé par la Communauté des Douze (à l’époque) sur des pays désireux de la rejoindre. Néanmoins, et pour de multiples raisons, la Communauté a encore besoin de se développer sur le plan institutionnel pour pouvoir absorber l’élargissement. Les priorités du mandat d’Egon Klepsch portent donc à la fois sur l’élargissement et sur l’approfondissement de la Communauté. Dans son discours inaugural, Egon Klepsch indique déjà qu’il est déterminé à œuvrer non seulement pour l’unification de l’Europe, mais aussi pour une
«Union européenne... dotée des structures démocratiques solides dont elle a besoin aujourd’hui plus que jamais... [une] Union européenne avec un Parlement européen fort... l’unification de l’Europe sous la bannière de la démocratie, de la liberté et de la paix.»
Au cours de son mandat, de janvier 1992 jusqu’aux élections européennes de 1994, le Parlement européen réalise des progrès significatifs sur la voie de la consolidation démocratique en Europe. Le Parlement, en adoptant la législation et le budget sur un pied d’égalité avec le Conseil des ministres, influe sur la vie de près de 500 millions de citoyens. Egon Klepsch encourage également fortement l’esprit d’une Europe unie dans les activités parlementaires.

